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Cette ambiance bon enfant, très joliment rendue par la mise en scène sans façon de Duvivier, va être subitement gâchée par l’arrivée de Catherine (Delorme) : d’abord gentille et innocente brebis, elle va s’avérer être la biatch de service, manipulée par sa droguée de mère (la suffisante Lucienne Bogaert), traitant comme marionnettes le petit Gérard et le vieillissant André pour en tirer tout le suc nécessaire. Cette salope va même fomenter l’assassinat du pauvre Gabin, qui n’y voit que du feu, fasciné par la frimousse de sa donzelle. Bon, on y croit comme au retour de la gauche, tout ça est d’un artificiel qui fait peine à voir, du contexte (une fois le décor planté, Duvivier en fait dix fois trop avec ses guinguettes et ses bords de Marne) aux personnages : la mère de Catherine est campée donc par Bogaert, dont on sent qu’elle s’est quand même peu renseignée sur les effets de la drogue et de la dépression chez les personnes du 3ème âge (elle est clownesque) ; celle de notre Jeannot est une sorcière SM armée d’un fouet, trouvaille ridicule à mettre sur le compte des excès nihilistes du cinéaste ; et les clients du restaurant sont tous des caricatures.

Car ce faisant, ils veulent que nous nous identifions encore plus à ceux qui, ici même, nient que nous existions. La stratégie est limpide : provoquer par la stupeur du massacre un réflexe d’identification aux valeurs d’un organe qui, justement, s’évertue déjà à nous combattre de l’intérieur. A nous d’être plus déterminés et intelligents qu’eux.

Il est inutile ici de revenir sur la mission prosélyte que s’est fixé le wahhabisme, il suffit, comme me le dit un jour un sous directeur du Quai, de se souvenir que le XXe siècle a donné à la famille Saoud la garde de deux des trois lieux saints de l’Islam et une source, sinon inépuisable du moins conséquente, de richesse: le pétrole. Armés de cette légitimité religieuse et de cette manne, les Saoudiens se sont assez vite lancés à la (re)conquête du monde musulman. La création de la Ligue islamique mondiale (LIM), le 15 décembre 1962, par le roi Fayçal avait pour but de contrer l’influence de la socialisante Ligue Arabe et répandre la bonne parole du wahhabisme..

A cogne fort dès le début du set et ça continue à fond les manettes avec « Procession », « Next Stop Disneyworld », « Identité », « Passion éternité », « Hais toi ! », « Choque moi », « Décadence » « Régularisez moi », « Finger Weg »Final avec une reprise de Gang of Four : « Damaged Goods ». Dommage que la sonorisation ne soit pas à la hauteur ! Les musiciens, eux, sont vraiment bons, et on lit sur leur visage la joie de jouer ensemble. Les gens dansent, chantent, rient, crient, sourient, photographient, filment, applaudissent.

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